Guerre sans limite
Quand je marche dans un camp de réfugiés, mes yeux ne peuvent s'empêcher de pleurer devant tout ce malheur. J'en tremble, je suis en état de choc, et j'ai si mal à la tête. Devant un tel spectacle de souffrance et de douleur, j'ai l'impression de vivre un mauvais rêve, d'être dans un monde imaginaire.
Pourtant cet univers est vrai pour moi qui me promène dans le camp, c'est aussi une réalité de tous les instants pour ceux qui la vivent depuis des dizaines d'années. Le c½ur vide devant tant de souffrances, ma vie n'a plus de sens et je ne sais plus rien. L'occupation m'opprime. L'amour pour mon pays me procure la patience de vivre avec tous ces gens innocents face à tout ce qu'on leur fait subir. Je n'ai que mes larmes pour exprimer ma souffrance et celles de ceux à qui ont ôté la vie mais aussi le goût de vivre.
En Palestine chaque être souffre à sa manière sans limite. Je ne trouve pas la force de parler dans ces moments-là. Je finirai sans doute par parler peu à peu ou alors à me taire, plongé dans mes pensées. Ma réflexion se perd, mon c½ur s'arrête. Peut-être suis-je déjà mort ? Voilà les pensées qui sont les miennes après avoir passé la journée avec les enfants du camp de réfugiés. Je repense à cet enfant qui me demande un biscuit qui coûte à peine 2 centimes d'euros et qui est pour lui quelque chose d'inaccessible.
Conséquence de la guerre dans ce pays. C'est une vie où tout manque, du biscuit à la tendresse. C'est un pays où les enfants meurent très jeunes à cause de mines ou des tirs. Quand connaîtront-ils enfin la sécurité ? la liberté et le droit d'être un enfant tout simplement ? Maisons détruites, vêtements qui sont manquants, les repas que l'on prend un jour sur deux.
Pourquoi le monde a-t-il oublié la Palestine ?
Le monde oublie la Palestine comme s'il ne savait rien de la souffrance des ses enfants.
Que cache le silence de la conscience du monde envers les crimes de l'armée israélienne, et jusqu'à quand ce silence ? Personne n'arrête Israël, la mort est devenu l'unique sort des Palestiniens, le monde est indifférent.
Oh silence ! Oh conscience des dormeurs ! Je t'invite à venir visiter la Palestine, accepte mon invitation pour une fois, pour une courte durée ...
Viens, en tant que rêve bizarre, tu verras notre réalité douloureuse, des cris de ci des cris de là, du c½ur d'un enfant ... mais sans réponse ...
Une mère pleure ses enfants, un enfant cherche son jouet entre les ruines de sa chambre et les cendres des rideaux. Des crimes et des violations nous sont toujours imposés, destruction de nos constructions civiles et de nos biens, toutes les formes de la guerre et de la violence et de la destruction sont pratiquées progressivement contre les innocents, les enfants, les vieux et les femmes, même les animaux n'ont pas été épargnés par les tireurs d'élite israéliens.
Le petit comme le grand, souffre tout le temps de la peur, de l'inquiétude, du stress ... Nous sommes devenus le symbole de la souffrance complète, la mort nous entoure. Si les enfants parviennent à dormir quelques minutes la nuit, ils le font sous les tirs des mitrailleuses, le son des chars et des explosions, des avions de chasses, oui ils ont violé notre droit à la vie.
Qu'attendent les décideurs qui distribuent les prix de paix et qui parlent de liberté et de paix au nom de leurs peuples ?
Qu'est-ce qu'ils attendent ? ! ! ! !
Des crimes avec des armes interdites internationalement contre les corps de nos enfants, le monde est toujours dans le silence et ne veut pas ... ! ! !
Le monde ne veut pas de la vérité qui ne peut être cachée : le droit des Palestiniens et le départ de l'armée israélienne.
JUSQU'A QUAND VOTRE SILENCE ? ? ? "